Sénégal : Dakar reçoit 100 taxis électriques, première étape d’un programme de 1 000 véhicules

Sénégal : Dakar reçoit 100 taxis électriques, première étape d’un programme de 1 000 véhicules

Sénégal. Le Fonds de développement des transports terrestres (FDTT) a réceptionné, jeudi 24 septembre 2026 à Dakar, 100 taxis électriques dans le cadre d’un programme visant 1 000 véhicules. L’opération doit accélérer le renouvellement du parc de taxis et réduire la dépendance aux carburants conventionnels. 

100 taxis électriques pour renouveler le parc à Dakar

Le premier lot a été officiellement remis au Centre international du commerce extérieur du Sénégal (CICES). Le programme est porté par le FDTT en partenariat avec la Banque pour le commerce et l’industrie (BCI), avec l’objectif de faciliter l’accès des professionnels du transport au financement de véhicules électriques. 

Selon le FDTT, le déploiement complet de 1 000 taxis électriques nécessite environ 13 milliards de francs CFA de financement. L’objectif annoncé est de mettre progressivement ces véhicules en circulation, avec un calendrier de déploiement qui s’étend jusqu’au premier trimestre 2027 selon les informations communiquées autour du programme. 

Les véhicules constituent une nouvelle composante du renouvellement du parc de transport urbain sénégalais. Des informations complémentaires indiquent qu’ils sont climatisés, équipés de systèmes de géolocalisation et disposent d’une autonomie annoncée de plus de 400 kilomètres. 

Quel impact opérationnel pour le transport urbain sénégalais ?

Pour les opérateurs, le principal changement concerne la structure des coûts d’exploitation. Le passage de véhicules thermiques à des véhicules électriques déplace une partie des dépenses du carburant vers l’électricité, la recharge et la maintenance.

Cette transition nécessite toutefois une infrastructure adaptée. Une étude consacrée au déploiement des infrastructures de recharge pour véhicules électriques à Dakar a notamment porté sur les besoins en bornes et leur implantation. 

Le financement constitue également un point central. Le FDTT prévoit un mécanisme destiné à faciliter l’accès des professionnels au crédit, tandis que la BCI intervient dans le financement du programme. 

Pourquoi c’est important

  • Renouvellement du parc : 100 véhicules constituent le premier lot d’un programme de 1 000 taxis électriques.
  • Coûts d’exploitation : la transition réduit l’exposition directe des chauffeurs aux dépenses liées aux carburants fossiles, mais augmente l’importance de la recharge et de la disponibilité électrique.
  • Infrastructure : le déploiement à grande échelle dépendra de la capacité du réseau de recharge et de l’organisation de la maintenance.

Une tendance qui dépasse Dakar

Le Sénégal rejoint un mouvement observé dans plusieurs grandes villes africaines où le renouvellement des flottes de transport urbain s’accompagne progressivement de l’introduction de véhicules électriques. Pour Dakar, l’enjeu ne se limite donc pas à l’acquisition des taxis : il concerne aussi le financement, la recharge, la maintenance et l’organisation des opérateurs.

Avec ces 100 premiers taxis électriques, le Sénégal passe à une phase opérationnelle de son programme de 1 000 véhicules. La réussite du déploiement dépendra désormais de la capacité à financer les prochains lots, à assurer la recharge et à maintenir les véhicules en exploitation dans les conditions du transport urbain à Dakar.