Mozambique : 3 219 km de routes à asphalter d’ici 2031 pour renforcer la résilience du réseau routier

Mozambique : 3 219 km de routes à asphalter d’ici 2031 pour renforcer la résilience du réseau routier

Le pays prévoit l’asphaltage de 3 219 km de routes sur 45 tronçons d’ici 2031, dans le cadre du programme « Mais Estradas 2031 ». L’objectif est d’améliorer la continuité des liaisons routières dans un réseau régulièrement affecté par les inondations, les pluies intenses et les cyclones.

Un programme routier de 3 219 km au Mozambique

L’Administration nationale des routes du Mozambique (ANE) a lancé une procédure visant à sélectionner des cabinets chargés de superviser les travaux du programme. Les contrats de supervision sont prévus pour une durée de 36 mois et couvriront le suivi technique, physique et financier des chantiers.

Les travaux concernent 45 tronçons répartis dans plusieurs provinces, notamment Maputo, Gaza, Inhambane, Sofala, Manica, Tete, Zambézia, Nampula, Cabo Delgado et Niassa.

Parmi les sections identifiées figurent Chalaua–Moma, dans la province de Nampula, sur 83 km, Mecúfi–Mazeze, à Cabo Delgado, sur 75 km, ainsi que Sitila–Funhalouro dans la province d’Inhambane et Chitima–Nhabando dans la province de Tete, chacune sur 70 km.

La supervision comprendra notamment la validation des études d’exécution, le contrôle de l’avancement des travaux, la vérification des quantités réalisées et la certification des prestations.

Pourquoi c’est important

  • Fiabilité des flux routiers : l’amélioration du revêtement doit réduire les interruptions de circulation sur des axes exposés aux conditions météorologiques extrêmes.
  • Délais et coûts de transport : des routes plus praticables peuvent limiter les détours, les temps d’immobilisation des véhicules et les coûts liés à la dégradation des chaussées.
  • Accès aux marchés : plusieurs tronçons doivent améliorer la connexion entre zones de production, centres urbains et marchés régionaux.

Le contexte est particulièrement important pour le Mozambique, où le transport routier assure une part importante des déplacements intérieurs de marchandises. Les événements climatiques peuvent rapidement perturber les chaînes d’approvisionnement, notamment dans les zones rurales et sur les liaisons reliant les provinces aux principaux pôles économiques.

Un enjeu qui dépasse le réseau national

La modernisation du réseau routier mozambicain présente également un intérêt régional. Le pays constitue une porte d’accès maritime pour plusieurs économies enclavées d’Afrique australe, notamment via ses corridors reliant les ports de Maputo, Beira et Nacala aux pays voisins.

L’amélioration des routes secondaires et des connexions avec ces grands axes peut donc contribuer à fluidifier les acheminements entre les bassins de production, les frontières et les infrastructures portuaires.

La réalisation effective des 3 219 km de routes à asphalter dépendra toutefois du rythme de mobilisation des financements, de l’exécution des travaux et de la capacité à assurer ensuite l’entretien du réseau.

Pour les transporteurs et les acteurs de la supply chain, le principal enjeu reste la fiabilité du transport routier au Mozambique : moins de ruptures de circulation, des délais plus prévisibles et une meilleure continuité des flux de marchandises.