Comores-Chine : la coopération commerciale entre dans une nouvelle phase

Comores-Chine : la coopération commerciale entre dans une nouvelle phase les Comores et la Chine ont relancé leur dialogue sur le commerce bilatéral, les exportations et les infrastructures lors de la 3e Session de la Commission mixte de coopération économique, commerciale et technique, tenue le 16 septembre 2026 à Moroni. Les échanges portent notamment sur les moyens d’accroître les exportations comoriennes vers le marché chinois.

Les Comores veulent accroître leurs exportations vers la Chine

La réunion a rassemblé une délégation comorienne conduite par l’ambassadeur Imam Abdillah et des représentants des différents secteurs économiques du pays. La partie chinoise était dirigée par Xu Chun, directeur général adjoint du Département des affaires d’Asie de l’Ouest et d’Afrique.

Cette session a permis de faire le point sur les réalisations engagées depuis la précédente réunion, organisée en 2019 à Beijing, et de définir de nouvelles priorités de coopération pour les prochaines années.

Les discussions ont notamment porté sur le commerce bilatéral, le développement, les infrastructures, le financement et la formation des ressources humaines. Les deux parties ont également examiné la mise en œuvre des dix actions de partenariat annoncées en septembre 2024.

Pour les opérateurs comoriens, le principal enjeu commercial concerne l’accès effectif au marché chinois. La délégation chinoise a notamment insisté sur la nécessité d’augmenter les volumes d’exportation des Comores afin de mieux exploiter la politique d’accès à zéro tarif douanier accordée aux produits comoriens.

Un enjeu logistique derrière l’accès au marché chinois

L’augmentation des exportations ne dépend toutefois pas uniquement des conditions tarifaires. Elle suppose également une capacité suffisante à produire, conditionner, stocker et acheminer les marchandises vers les marchés extérieurs.

Pour les entreprises comoriennes, le développement des flux vers la Chine impliquera donc des besoins en logistique export, transport maritime, infrastructures de stockage et financement du commerce. La régularité des liaisons maritimes et la maîtrise des coûts logistiques seront particulièrement importantes pour les produits à faible marge ou sensibles aux délais.

La coopération prévue dans les infrastructures et le financement pourrait ainsi avoir des effets directs sur la capacité des entreprises à structurer leurs opérations d’exportation.

Pourquoi c’est important

Exportations : l’accès sans droits de douane peut améliorer les conditions commerciales pour les produits comoriens admissibles.

Capacité logistique : l’augmentation des volumes nécessitera des infrastructures adaptées pour le stockage, le conditionnement et l’expédition.

Financement : les mécanismes de financement et d’appui aux entreprises restent déterminants pour transformer l’accès au marché en flux commerciaux réguliers.

Une relation commerciale à suivre dans l’océan Indien

Pour les Comores, le développement des échanges avec la Chine s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification des débouchés commerciaux. À l’échelle de l’océan Indien et de l’Afrique de l’Est, l’enjeu porte également sur la capacité des économies insulaires à intégrer des chaînes logistiques internationales compétitives.

La signature du procès-verbal de la 3e Commission mixte marque une nouvelle étape dans la coopération Comores-Chine. La prochaine phase permettra surtout de mesurer la traduction concrète de ces engagements dans les exportations, les infrastructures et les flux logistiques entre les deux pays.