Fret ferroviaire en Namibie : 35 000 tonnes de matériel acquis pour la modernisation du réseau SADC

Fret ferroviaire en Namibie : 35 000 tonnes de matériel acquis pour la modernisation du réseau SADC

La Namibie franchit un cap décisif dans le renouvellement de sa logistique ferroviaire avec la finalisation de l’achat de 35 000 tonnes de rails et d’aiguillages. Cet approvisionnement massif vise à porter la capacité du réseau national aux normes de la SADC et à renforcer le desserte des corridors maritimes régionaux.

Le secteur du rail & fret ferroviaire en Namibie accélère le déploiement de son plan directeur d’infrastructures en 2026. Le gouvernement namibien a sécurisé 35 000 tonnes de matériel de voie lourde pour moderniser plusieurs tronçons stratégiques du pays, à commencer par l’axe Kranzberg–Otjiwarongo.

35 000 tonnes de rails pour passer à 18,5 tonnes à l’essieu

Selon le dernier rapport de responsabilité budgétaire du ministère des Finances namibien, la commande porte sur des rails de 48 kg/m et des aiguilletages haute résistance. L’objectif technique est direct : élever la charge admise à l’essieu à 18,5 tonnes sur le tronçon Kranzberg–Otjiwarongo (207 km), alignant ainsi l’infrastructure sur les normes d’interopérabilité de la SADC.

État d’avancement du chantier par lot

  • Axe Kranzberg–Otjiwarongo (207 km) : Les travaux de terrassement atteignent 23 % d’exécution sur le lot 1 et 17 % sur le lot 3 (50 km chacun). L’attribution des marchés pour les lots 2 et 4 est désormais finalisée, tandis que la conception des ponts est achevée.

  • Tronçon Sandverhaar–Buchholzbrunn (40 km) : 12 km de terrassement sont réalisés, 21 500 traversées en béton de type P2 ont été livrées sur site et les travaux sur quatre ponts affichent 20 % d’avancement.

  • Ligne Ondangwa–Oshakati & maintenance : La pose de la superstructure se poursuit au nord, complétée par des opérations de maintenance curative et préventive sur 1 000 km de voies existantes (axes Kranzberg–Otjiwarongo,Otjiwarongo–Tsumeb et Ariamsvlei–Lüderitz).

Parallèlement au volet matériel, le cadre réglementaire évolue : la révision de la législation ferroviaire nationale est désormais finalisée à 50 % afin d’adapter la gouvernance du secteur aux exigences modernes du Fret ferroviaire en Namibie.

Pourquoi c’est important

  1. Augmentation des capacités d’emport : Le passage à 18,5 tonnes à l’essieu permet de faire circuler des convois de fret plus lourds, proportionnellement au coût à la tonne-kilomètre pour les miniers et les chargeurs industriels.

  2. Fluidification des corridors portuaires : Le renforcement de l’axe vers Lüderitz et l’arrière-pays sécurise l’évacuation des marchandises brutes et conteneurisées vers le littoral.

  3. Préparation des liaisons transfrontalières : La mise aux normes SADC jette les bases techniques directes pour les futurs projets greenfield des corridors Trans-Kalahari (vers le Botswana) et Trans-Zambèze.

Une intégration ferroviaire au service du commerce sous la ZLECAf

L’effort namibien s’inscrit dans une dynamique de désenclavement de l’Afrique australe.En se dotant d’une dorsale ferroviaire haute capacité raccordée aux ports de Walvis Bay et de Lüderitz,le pays consolide son statut d’hub logistique régional face aux enclaves du Botswana,de la Zambie et du Zimbabwe.À terme,cette mise aux normes facilitera les flux de transit transfrontaliers et l’interconnexion opérationnelle dans le cadre de la ZLECAf.

La finalisation des approvisionnements en rails lourds permet de lever les goulots d’étranglement matériels et de maintenir le calendrier d’exécution des travaux de terrassement et d’ouvrage d’art sur les lots en cours.