Angola : 255 km de routes en construction à Malanje pour améliorer le transport des marchandises

Angola : 255 km de routes en construction à Malanje pour améliorer le transport des marchandises

L’Angola a lancé, le 5 octobre 2026, un projet de construction et d’asphaltage de 255 km de routes dans la province de Malanje. Évalué à plus de 211 milliards de kwanzas, soit environ 230 millions de dollars, le chantier doit relier cinq municipalités, faciliter l’accès aux zones agricoles et améliorer les conditions de transport des marchandises vers les marchés.

Un investissement routier de 230 millions de dollars dans la province de Malanje

Le gouvernement angolais a officiellement lancé les travaux de construction et d’asphaltage de 255 km de routes dans la province de Malanje, à l’issue d’une cérémonie de signature des documents de mise à disposition du chantier organisée le 5 octobre 2026 dans la municipalité de Cahombo.

Évalué à plus de 211 milliards de kwanzas, soit environ 230 millions de dollars, le projet prévoit l’aménagement d’un réseau routier reliant Quéssua, Kiwaba Nzoji, Cahombo, Bange ya Ngola et Marimba. Il doit également améliorer l’accès à la région de Muculu-a-Ngola, où certaines sections bénéficieront d’un revêtement asphalté pour la première fois.

Selon le ministère angolais des Travaux publics, de l’Aménagement urbain et de l’Habitat, les travaux mobiliseront des entreprises nationales et étrangères et devraient générer 1 010 emplois directs.

Le calendrier d’exécution est fixé à 24 mois. Le ministre des Travaux publics, Carlos Alberto dos Santos, a indiqué que les tronçons les plus courts devraient être achevés en un an, tandis que les sections les plus longues pourraient nécessiter jusqu’à deux ans, notamment en raison des interruptions liées à la saison des pluies.

Un enjeu pour le transport routier et la logistique agricole

Au-delà de la construction des infrastructures, le projet répond à un enjeu opérationnel : améliorer la circulation entre les zones de production et les marchés de commercialisation.

La province de Malanje dispose d’activités agricoles, d’élevage et d’exploitation forestière. Dans ces filières, l’état des routes peut influer sur les délais d’acheminement, les coûts d’exploitation des véhicules et les conditions de transport des produits.

L’amélioration de la desserte routière pourrait faciliter les déplacements des transporteurs, des producteurs et des opérateurs commerciaux entre les cinq municipalités concernées. Elle pourrait également contribuer à réduire les difficultés d’accès à certaines zones de production, sous réserve de la qualité des aménagements réalisés.

Pour les entreprises de transport, les retombées dépendront notamment de la praticabilité des routes pendant toute l’année, de leur capacité à supporter le trafic des véhicules de marchandises et de la continuité de l’entretien après la livraison du chantier.

Des infrastructures au service de la diversification économique

Le programme routier s’inscrit dans la politique de développement des infrastructures de transport et de diversification économique de l’Angola. L’amélioration du réseau intérieur constitue un levier potentiel pour faciliter les échanges entre les municipalités et renforcer les connexions entre les zones rurales et les centres de commercialisation.

Le projet doit également faciliter l’accès au futur mémorial consacré aux souverains des royaumes de Ndongo et de Matamba. Cette dimension patrimoniale pourrait contribuer au développement des déplacements touristiques dans la région.

Toutefois, les retombées économiques dépendront de plusieurs facteurs : l’achèvement des travaux dans les délais annoncés, l’état final des routes, leur entretien et le développement des activités économiques desservies.

Les informations disponibles ne précisent pas les gains attendus en matière de temps de parcours, de coûts logistiques ou de volumes de marchandises transportées. Ces indicateurs seront nécessaires pour mesurer les effets concrets de l’investissement sur l’économie locale.

Pourquoi c’est important

  • Réduction potentielle des coûts de transport : l’amélioration de la chaussée pourrait limiter l’usure des véhicules, les réparations et les contraintes de circulation.
  • Meilleure desserte des zones agricoles : les producteurs pourraient bénéficier d’un accès plus régulier aux marchés, sous réserve de la praticabilité des routes et des conditions de collecte.
  • Développement des échanges locaux : la connexion entre cinq municipalités pourrait faciliter les flux de marchandises et les déplacements des opérateurs économiques.
  • Potentiel touristique : l’amélioration de l’accès au futur mémorial des souverains de Ndongo et de Matamba pourrait soutenir les activités liées au patrimoine et au tourisme.

Un chantier dont les retombées dépendront de l’exécution

Avec 255 km de routes à construire et à asphalter pour un investissement supérieur à 211 milliards de kwanzas, l’Angola engage un programme d’infrastructures destiné à améliorer la connectivité de la province de Malanje.

Pour le secteur du transport et de la logistique, l’enjeu sera de transformer cet investissement en gains opérationnels mesurables : une meilleure accessibilité des zones de production, des conditions de circulation plus régulières et une distribution plus efficace des marchandises.

Le respect du calendrier de 24 mois, la prise en compte des contraintes climatiques et la maintenance du réseau après sa mise en service seront déterminants pour assurer la durabilité du projet et ses effets sur la compétitivité économique de la province.