Kenya–Rwanda : 11 accords pour fluidifier le corridor Nord et sécuriser les approvisionnements.

Kenya–Rwanda : 11 accords pour fluidifier le corridor Nord et sécuriser les approvisionnements

Corridors régionaux — Le Kenya et le Rwanda veulent renforcer leurs échanges commerciaux et leur coopération logistique grâce à 11 accords bilatéraux signés à Nairobi les 5 et 6 octobre 2026. Les engagements portent notamment sur la connectivité régionale, les infrastructures de transport et l’approvisionnement du Rwanda en produits pétroliers via le port de Mombasa.

Corridor Nord : un axe stratégique pour la logistique du Rwanda

À l’issue de la 10e session de la Commission permanente mixte de coopération (JPCC), les deux pays ont signé deux accords et neuf protocoles d’accord. Les textes couvrent plusieurs domaines, dont la sécurité, l’immigration et la gestion des ressources en eau. Le volet économique prévoit également de faciliter la circulation des biens et des services et de développer les investissements croisés.

Pour le Rwanda, pays enclavé, le corridor Nord reste essentiel à l’acheminement des marchandises importées par le port kényan de Mombasa. La fiabilité de cet itinéraire influence directement les délais de livraison, les coûts de transport et la disponibilité des produits sur le marché rwandais.

Les deux gouvernements ont convenu de poursuivre leur coopération sur les infrastructures, la connectivité régionale et la logistique des transports. Les installations portuaires et logistiques, notamment les dispositifs associés au port sec de Naivasha, font partie de cette coordination.

Toutefois, les annonces ne précisent ni les investissements prévus ni les objectifs chiffrés de réduction des délais de transit. Les gains opérationnels dépendront donc de la mise en œuvre effective des engagements.

Produits pétroliers : une cargaison de 40 000 tonnes via Mombasa

L’approvisionnement énergétique constitue un autre volet concret de cette coopération. Le 29 septembre 2026, une cargaison de 40 000 tonnes de produits pétroliers raffinés destinée au Rwanda est arrivée au port de Mombasa, selon le quotidien rwandais The New Times.

Cette livraison s’inscrit dans un dispositif d’approvisionnement groupé utilisant le corridor Nord. Pour Kigali, la sécurisation de cette route logistique vise à fiabiliser les importations de carburants et à limiter les risques de rupture d’approvisionnement.

La performance de la chaîne dépendra ensuite de la coordination entre les opérations portuaires, le stockage, le transport terrestre et la distribution. Les informations disponibles ne précisent pas la fréquence des prochaines cargaisons ni les volumes annuels couverts par le dispositif.

Transport aérien : Nairobi–Kigali et Kigali–Mombasa

La connectivité aérienne complète les échanges routiers et maritimes. Selon les informations communiquées, Kenya Airways assure deux vols quotidiens entre Nairobi et Kigali. RwandAir a repris la liaison Kigali–Mombasa en décembre 2025, avec quatre vols par semaine.

Ces dessertes facilitent les déplacements professionnels et les échanges entre les deux économies. Elles peuvent également soutenir les activités nécessitant des déplacements rapides, même si le fret aérien n’est pas présenté comme le principal axe de cette coopération logistique.

Pourquoi c’est important

  • Sécurité des approvisionnements : le corridor Nord soutient l’acheminement des carburants et des marchandises vers le Rwanda.
  • Coûts et délais : une meilleure coordination logistique peut limiter les retards et les ruptures dans la chaîne d’approvisionnement.
  • Commerce bilatéral : les deux pays cherchent à élargir leurs échanges et à développer les investissements croisés.

Des échanges commerciaux encore déséquilibrés

Selon les chiffres présentés par la ministre d’État rwandaise aux Affaires étrangères, Usta Kaitesi, le Rwanda a importé pour plus de 398 millions de dollars de marchandises du Kenya en 2025, contre 5,3 millions de dollars d’exportations rwandaises vers le marché kényan.

Cet écart souligne l’enjeu de diversification des exportations rwandaises. L’amélioration des liaisons logistiques ne suffira pas à elle seule : elle devra s’accompagner d’une capacité accrue des entreprises à accéder au marché kényan.

La prochaine session de la commission mixte est prévue au Rwanda en 2028. D’ici là, l’enjeu sera de transformer les 11 textes signés en mesures opérationnelles capables d’améliorer la fluidité du corridor Nord, de sécuriser les approvisionnements et de renforcer les échanges commerciaux entre le Kenya et le Rwanda.

RDC-Banque mondiale : un partenariat décennal pour moderniser les transports et dynamiser le commerce extérieur 12 octobre 2026redaction  La République démocratique du Congo et la  Banque mondiale préparent un nouveau Cadre de partenariat pays couvrant la période 2027-2036. Au cœur de cette coopération : la modernisation des infrastructures de transport, l’amélioration de la connectivité et la facilitation des échanges commerciaux, notamment dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Cartesdu monde   La République démocratique du Congo entend faire de son réseau de transport un levier stratégique de développement économique et d’intégration régionale. C’est dans cette perspective qu’un atelier de dialogue réunissant les secteurs des Transports et du  Commerce extérieur s’est tenu ce lundi 12 octobre 2026 à Kinshasa, dans le cadre de la préparation du prochain Cadre de partenariat pays de la Banque mondiale pour la période 2027-2036.   ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Luna Avec un réseau comprenant 58 127 kilomètres de routes nationales, 85 000 kilomètres de routes de desserte agricole, 13 028,46 kilomètres de voiries urbaines et 5 033 kilomètres de voies ferrées, la RDC dispose d’un important potentiel de connectivité. À ces infrastructures s’ajoutent des voies navigables, des ports maritimes, lacustres et fluviaux, ainsi que des aéroports, aérodromes et pistes d’aviation. Cartesdu monde   L’enjeu consiste désormais à moderniser ces infrastructures et les postes frontaliers afin de faciliter la circulation des personnes et des marchandises, de renforcer les échanges commerciaux et de positionner le pays comme un acteur majeur de l’intégration économique africaine.  Prenant la parole lors de cet atelier, le directeur des opérations de la Banque mondiale en RDC, Albert Zeufack, a annoncé une nouvelle orientation dans l’accompagnement de l’institution financière internationale. Celle-ci entend privilégier des interventions de plus grande envergure, articulées autour de programmes structurants. Projetsmondiaux   « Nous allons passer des projets aux programmes structurants. Cette approche devrait notamment s’appuyer sur les corridors d’Inga, de Lobito et de la paix, considérés comme des axes importants pour améliorer la connectivité et soutenir les échanges économiques« , a-t-il déclaré, selon les propos rapportés lors de la rencontre.  À travers cette orientation, la Banque mondiale entend inscrire son appui dans une perspective de long terme, en cohérence avec les priorités de développement de la RDC pour la prochaine décennie. Projetsmondiaux  Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a insisté sur la nécessité d’accompagner ce partenariat d’une feuille de route claire, comportant des indicateurs précis pour mesurer les progrès réalisés et assurer la concrétisation des objectifs fixés sur dix ans.  Pour le ministre : « La modernisation des infrastructures doit se traduire par des résultats tangibles sur le terrain, notamment en matière de fluidité du commerce transfrontalier et de réduction des contraintes logistiques« .  Il a notamment mis en avant le modèle des postes frontaliers à arrêt unique, qui permet de regrouper les contrôles des pays voisins en un même lieu afin de simplifier les formalités et de réduire les délais de passage des marchandises.  Cette approche avait également été recommandée par le président zambien lors de la deuxième réunion de coordination de haut niveau sur le corridor de Lobito, organisée à Lusaka.  La mise en place de mécanismes frontaliers plus efficaces constitue ainsi un enjeu important pour renforcer les échanges entre la RDC et ses partenaires régionaux, mais aussi pour soutenir la mise en œuvre effective de la ZLECAf.  De son côté, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Luna, a salué l’accompagnement de la Banque mondiale dans les efforts visant à améliorer la connectivité de la RDC.  « Cette coopération représente un levier pour renforcer les infrastructures de transport, désenclaver les zones de production et faciliter l’accès des populations aux marchés. Elle pourrait également contribuer à améliorer l’acheminement des produits agricoles et industriels vers les centres de consommation et les corridors commerciaux régionaux », a indiqué Jon Banza. Concevoirville  Les échanges de cet atelier ont également été marqués par les présentations des experts du gouvernement congolais et de la  Banque mondiale, appelés à contribuer à la définition des priorités du futur cadre de partenariat.  À travers ce processus de concertation, la RDC et la Banque mondiale entendent identifier les investissements et les réformes susceptibles de soutenir la transformation du secteur des transports et de renforcer la compétitivité du  commerce extérieur congolais sur la période 2027-2036.

RDC-Banque mondiale : un partenariat décennal pour moderniser les transports et dynamiser le commerce extérieur 12 octobre 2026redaction La République démocratique du Congo et la Banque mondiale préparent un nouveau Cadre de partenariat pays couvrant la période 2027-2036. Au cœur de cette coopération : la modernisation des infrastructures de transport, l’amélioration de la connectivité et la facilitation des échanges commerciaux, notamment dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Cartesdu monde La République démocratique du Congo entend faire de son réseau de transport un levier stratégique de développement économique et d’intégration régionale. C’est dans cette perspective qu’un atelier de dialogue réunissant les secteurs des Transports et du Commerce extérieur s’est tenu ce lundi 12 octobre 2026 à Kinshasa, dans le cadre de la préparation du prochain Cadre de partenariat pays de la Banque mondiale pour la période 2027-2036. ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Luna Avec un réseau comprenant 58 127 kilomètres de routes nationales, 85 000 kilomètres de routes de desserte agricole, 13 028,46 kilomètres de voiries urbaines et 5 033 kilomètres de voies ferrées, la RDC dispose d’un important potentiel de connectivité. À ces infrastructures s’ajoutent des voies navigables, des ports maritimes, lacustres et fluviaux, ainsi que des aéroports, aérodromes et pistes d’aviation. Cartesdu monde L’enjeu consiste désormais à moderniser ces infrastructures et les postes frontaliers afin de faciliter la circulation des personnes et des marchandises, de renforcer les échanges commerciaux et de positionner le pays comme un acteur majeur de l’intégration économique africaine. Prenant la parole lors de cet atelier, le directeur des opérations de la Banque mondiale en RDC, Albert Zeufack, a annoncé une nouvelle orientation dans l’accompagnement de l’institution financière internationale. Celle-ci entend privilégier des interventions de plus grande envergure, articulées autour de programmes structurants. Projetsmondiaux « Nous allons passer des projets aux programmes structurants. Cette approche devrait notamment s’appuyer sur les corridors d’Inga, de Lobito et de la paix, considérés comme des axes importants pour améliorer la connectivité et soutenir les échanges économiques« , a-t-il déclaré, selon les propos rapportés lors de la rencontre. À travers cette orientation, la Banque mondiale entend inscrire son appui dans une perspective de long terme, en cohérence avec les priorités de développement de la RDC pour la prochaine décennie. Projetsmondiaux Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a insisté sur la nécessité d’accompagner ce partenariat d’une feuille de route claire, comportant des indicateurs précis pour mesurer les progrès réalisés et assurer la concrétisation des objectifs fixés sur dix ans. Pour le ministre : « La modernisation des infrastructures doit se traduire par des résultats tangibles sur le terrain, notamment en matière de fluidité du commerce transfrontalier et de réduction des contraintes logistiques« . Il a notamment mis en avant le modèle des postes frontaliers à arrêt unique, qui permet de regrouper les contrôles des pays voisins en un même lieu afin de simplifier les formalités et de réduire les délais de passage des marchandises. Cette approche avait également été recommandée par le président zambien lors de la deuxième réunion de coordination de haut niveau sur le corridor de Lobito, organisée à Lusaka. La mise en place de mécanismes frontaliers plus efficaces constitue ainsi un enjeu important pour renforcer les échanges entre la RDC et ses partenaires régionaux, mais aussi pour soutenir la mise en œuvre effective de la ZLECAf. De son côté, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Luna, a salué l’accompagnement de la Banque mondiale dans les efforts visant à améliorer la connectivité de la RDC. « Cette coopération représente un levier pour renforcer les infrastructures de transport, désenclaver les zones de production et faciliter l’accès des populations aux marchés. Elle pourrait également contribuer à améliorer l’acheminement des produits agricoles et industriels vers les centres de consommation et les corridors commerciaux régionaux », a indiqué Jon Banza. Concevoirville Les échanges de cet atelier ont également été marqués par les présentations des experts du gouvernement congolais et de la Banque mondiale, appelés à contribuer à la définition des priorités du futur cadre de partenariat. À travers ce processus de concertation, la RDC et la Banque mondiale entendent identifier les investissements et les réformes susceptibles de soutenir la transformation du secteur des transports et de renforcer la compétitivité du commerce extérieur congolais sur la période 2027-2036.