RDC-Banque mondiale : un partenariat décennal pour moderniser les transports et dynamiser le commerce extérieur 12 octobre 2026redaction La République démocratique du Congo et la Banque mondiale préparent un nouveau Cadre de partenariat pays couvrant la période 2027-2036. Au cœur de cette coopération : la modernisation des infrastructures de transport, l’amélioration de la connectivité et la facilitation des échanges commerciaux, notamment dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Cartesdu monde La République démocratique du Congo entend faire de son réseau de transport un levier stratégique de développement économique et d’intégration régionale. C’est dans cette perspective qu’un atelier de dialogue réunissant les secteurs des Transports et du Commerce extérieur s’est tenu ce lundi 12 octobre 2026 à Kinshasa, dans le cadre de la préparation du prochain Cadre de partenariat pays de la Banque mondiale pour la période 2027-2036. ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Luna Avec un réseau comprenant 58 127 kilomètres de routes nationales, 85 000 kilomètres de routes de desserte agricole, 13 028,46 kilomètres de voiries urbaines et 5 033 kilomètres de voies ferrées, la RDC dispose d’un important potentiel de connectivité. À ces infrastructures s’ajoutent des voies navigables, des ports maritimes, lacustres et fluviaux, ainsi que des aéroports, aérodromes et pistes d’aviation. Cartesdu monde L’enjeu consiste désormais à moderniser ces infrastructures et les postes frontaliers afin de faciliter la circulation des personnes et des marchandises, de renforcer les échanges commerciaux et de positionner le pays comme un acteur majeur de l’intégration économique africaine. Prenant la parole lors de cet atelier, le directeur des opérations de la Banque mondiale en RDC, Albert Zeufack, a annoncé une nouvelle orientation dans l’accompagnement de l’institution financière internationale. Celle-ci entend privilégier des interventions de plus grande envergure, articulées autour de programmes structurants. Projetsmondiaux « Nous allons passer des projets aux programmes structurants. Cette approche devrait notamment s’appuyer sur les corridors d’Inga, de Lobito et de la paix, considérés comme des axes importants pour améliorer la connectivité et soutenir les échanges économiques« , a-t-il déclaré, selon les propos rapportés lors de la rencontre. À travers cette orientation, la Banque mondiale entend inscrire son appui dans une perspective de long terme, en cohérence avec les priorités de développement de la RDC pour la prochaine décennie. Projetsmondiaux Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a insisté sur la nécessité d’accompagner ce partenariat d’une feuille de route claire, comportant des indicateurs précis pour mesurer les progrès réalisés et assurer la concrétisation des objectifs fixés sur dix ans. Pour le ministre : « La modernisation des infrastructures doit se traduire par des résultats tangibles sur le terrain, notamment en matière de fluidité du commerce transfrontalier et de réduction des contraintes logistiques« . Il a notamment mis en avant le modèle des postes frontaliers à arrêt unique, qui permet de regrouper les contrôles des pays voisins en un même lieu afin de simplifier les formalités et de réduire les délais de passage des marchandises. Cette approche avait également été recommandée par le président zambien lors de la deuxième réunion de coordination de haut niveau sur le corridor de Lobito, organisée à Lusaka. La mise en place de mécanismes frontaliers plus efficaces constitue ainsi un enjeu important pour renforcer les échanges entre la RDC et ses partenaires régionaux, mais aussi pour soutenir la mise en œuvre effective de la ZLECAf. De son côté, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Luna, a salué l’accompagnement de la Banque mondiale dans les efforts visant à améliorer la connectivité de la RDC. « Cette coopération représente un levier pour renforcer les infrastructures de transport, désenclaver les zones de production et faciliter l’accès des populations aux marchés. Elle pourrait également contribuer à améliorer l’acheminement des produits agricoles et industriels vers les centres de consommation et les corridors commerciaux régionaux », a indiqué Jon Banza. Concevoirville Les échanges de cet atelier ont également été marqués par les présentations des experts du gouvernement congolais et de la Banque mondiale, appelés à contribuer à la définition des priorités du futur cadre de partenariat. À travers ce processus de concertation, la RDC et la Banque mondiale entendent identifier les investissements et les réformes susceptibles de soutenir la transformation du secteur des transports et de renforcer la compétitivité du commerce extérieur congolais sur la période 2027-2036.

RDC-Banque mondiale : un partenariat décennal pour moderniser les transports et dynamiser le commerce extérieur
12 octobre 2026redaction

La République démocratique du Congo et la  Banque mondiale préparent un nouveau Cadre de partenariat pays couvrant la période 2027-2036. Au cœur de cette coopération : la modernisation des infrastructures de transport, l’amélioration de la connectivité et la facilitation des échanges commerciaux, notamment dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Cartesdu monde

La République démocratique du Congo entend faire de son réseau de transport un levier stratégique de développement économique et d’intégration régionale. C’est dans cette perspective qu’un atelier de dialogue réunissant les secteurs des Transports et du  Commerce extérieur s’est tenu ce lundi 12 octobre 2026 à Kinshasa, dans le cadre de la préparation du prochain Cadre de partenariat pays de la Banque mondiale pour la période 2027-2036.

ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Luna
Avec un réseau comprenant 58 127 kilomètres de routes nationales, 85 000 kilomètres de routes de desserte agricole, 13 028,46 kilomètres de voiries urbaines et 5 033 kilomètres de voies ferrées, la RDC dispose d’un important potentiel de connectivité. À ces infrastructures s’ajoutent des voies navigables, des ports maritimes, lacustres et fluviaux, ainsi que des aéroports, aérodromes et pistes d’aviation. Cartesdu monde

L’enjeu consiste désormais à moderniser ces infrastructures et les postes frontaliers afin de faciliter la circulation des personnes et des marchandises, de renforcer les échanges commerciaux et de positionner le pays comme un acteur majeur de l’intégration économique africaine.

Prenant la parole lors de cet atelier, le directeur des opérations de la Banque mondiale en RDC, Albert Zeufack, a annoncé une nouvelle orientation dans l’accompagnement de l’institution financière internationale. Celle-ci entend privilégier des interventions de plus grande envergure, articulées autour de programmes structurants. Projetsmondiaux

« Nous allons passer des projets aux programmes structurants. Cette approche devrait notamment s’appuyer sur les corridors d’Inga, de Lobito et de la paix, considérés comme des axes importants pour améliorer la connectivité et soutenir les échanges économiques« , a-t-il déclaré, selon les propos rapportés lors de la rencontre.

À travers cette orientation, la Banque mondiale entend inscrire son appui dans une perspective de long terme, en cohérence avec les priorités de développement de la RDC pour la prochaine décennie. Projetsmondiaux

Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a insisté sur la nécessité d’accompagner ce partenariat d’une feuille de route claire, comportant des indicateurs précis pour mesurer les progrès réalisés et assurer la concrétisation des objectifs fixés sur dix ans.

Pour le ministre : « La modernisation des infrastructures doit se traduire par des résultats tangibles sur le terrain, notamment en matière de fluidité du commerce transfrontalier et de réduction des contraintes logistiques« .

Il a notamment mis en avant le modèle des postes frontaliers à arrêt unique, qui permet de regrouper les contrôles des pays voisins en un même lieu afin de simplifier les formalités et de réduire les délais de passage des marchandises.

Cette approche avait également été recommandée par le président zambien lors de la deuxième réunion de coordination de haut niveau sur le corridor de Lobito, organisée à Lusaka.

La mise en place de mécanismes frontaliers plus efficaces constitue ainsi un enjeu important pour renforcer les échanges entre la RDC et ses partenaires régionaux, mais aussi pour soutenir la mise en œuvre effective de la ZLECAf.

De son côté, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Luna, a salué l’accompagnement de la Banque mondiale dans les efforts visant à améliorer la connectivité de la RDC.

« Cette coopération représente un levier pour renforcer les infrastructures de transport, désenclaver les zones de production et faciliter l’accès des populations aux marchés. Elle pourrait également contribuer à améliorer l’acheminement des produits agricoles et industriels vers les centres de consommation et les corridors commerciaux régionaux », a indiqué Jon Banza. Concevoirville

Les échanges de cet atelier ont également été marqués par les présentations des experts du gouvernement congolais et de la  Banque mondiale, appelés à contribuer à la définition des priorités du futur cadre de partenariat.

À travers ce processus de concertation, la RDC et la Banque mondiale entendent identifier les investissements et les réformes susceptibles de soutenir la transformation du secteur des transports et de renforcer la compétitivité du  commerce extérieur congolais sur la période 2027-2036.

Corridors régionaux — En République démocratique du Congo (RDC), le futur partenariat avec la Banque mondiale pour la période 2027-2036 doit soutenir la modernisation des infrastructures de transport et faciliter les échanges transfrontaliers. Présentée le 12 octobre 2026 à Kinshasa, cette orientation privilégie des programmes structurants autour des corridors d’Inga, de Lobito et de la paix.

RDC : un cadre décennal pour renforcer la connectivité logistique

La RDC et la Banque mondiale préparent un nouveau Cadre de partenariat pays couvrant dix ans, de 2027 à 2036. Un atelier réunissant les secteurs des Transports et du Commerce extérieur s’est tenu le 12 octobre 2026 à Kinshasa pour contribuer à la définition des priorités.

Albert Zeufack, directeur des opérations de la Banque mondiale en RDC, a annoncé une évolution de l’approche de l’institution : privilégier des programmes de plus grande envergure plutôt qu’une succession de projets isolés. Les corridors d’Inga, de Lobito et de la paix figurent parmi les axes envisagés pour renforcer la connectivité et soutenir les échanges économiques.

Cette orientation intervient dans un pays où les distances, l’état des infrastructures et les contraintes d’acheminement pèsent sur la circulation des marchandises. L’enjeu opérationnel est de mieux relier les zones de production agricole et industrielle aux marchés intérieurs, aux postes frontaliers et aux corridors commerciaux régionaux.

Routes, rail et voies navigables : un réseau à moderniser

Selon les données présentées lors de l’atelier, le réseau congolais comprend :

  • 58 127 km de routes nationales ;
  • 85 000 km de routes de desserte agricole ;
  • 13 028,46 km de voiries urbaines ;
  • 5 033 km de voies ferrées.

Le pays dispose également de voies navigables, de ports maritimes, lacustres et fluviaux, ainsi que d’infrastructures aéroportuaires.

Ces actifs constituent une base importante pour les flux de marchandises. Leur performance dépend toutefois de leur état, de leur interconnexion et de la capacité des opérateurs à acheminer les produits sans ruptures de charge ou retards excessifs. La modernisation des infrastructures et des postes frontaliers figure donc parmi les priorités du futur partenariat.

Aucun montant d’investissement, calendrier détaillé des travaux ou objectif chiffré de réduction des délais n’a été annoncé dans les éléments communiqués à l’issue de l’atelier.

Postes frontaliers : réduire les délais de passage des marchandises

Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a demandé une feuille de route assortie d’indicateurs permettant de mesurer les résultats du partenariat. Il a notamment mis en avant les postes frontaliers à arrêt unique, qui regroupent les contrôles des pays voisins sur un même site.

Ce dispositif peut limiter la répétition des formalités et réduire les temps d’attente des camions. Pour les chargeurs et les transporteurs, les gains potentiels concernent les coûts d’immobilisation, la prévisibilité des livraisons et la rotation des véhicules.

La concrétisation de ces bénéfices dépendra de la coordination entre administrations, de la simplification effective des procédures et de la mise en œuvre des réformes annoncées.

Pourquoi c’est important

  • Coûts logistiques : une meilleure fluidité des corridors peut réduire les frais liés aux retards et à l’immobilisation des véhicules.
  • Accès aux marchés : des liaisons plus fiables peuvent faciliter l’acheminement des produits agricoles et industriels.
  • Commerce extérieur : des procédures frontalières plus efficaces peuvent soutenir les échanges régionaux et l’application de la ZLECAf.

Une dimension régionale autour du corridor de Lobito

La stratégie envisagée dépasse les frontières congolaises. Le corridor de Lobito, notamment, s’inscrit dans les échanges entre la RDC et l’Afrique australe. L’efficacité de ces liaisons dépend aussi de la qualité des infrastructures et de la coordination logistique entre pays voisins.

Le futur cadre 2027-2036 devra désormais traduire les orientations annoncées en investissements, en réformes et en objectifs mesurables. Pour la RDC, l’enjeu sera de transformer la modernisation des transports en gains concrets sur les délais, les coûts et la compétitivité du commerce extérieur.