Afrique du Sud : le port du Cap étudie des protections contre le vent pour limiter les perturbations des exportations

Afrique du Sud : le port du Cap étudie des protections contre le vent pour limiter les perturbations des exportations Le Transnet National Ports Authority (TNPA) étudie la mise en place de protections physiques contre les vents extrêmes au port du Cap, afin de réduire les interruptions des opérations de manutention et leurs effets sur les flux d’exportation.

Le vent pénalise régulièrement les opérations portuaires

Le vent constitue un risque opérationnel récurrent pour le port du Cap, particulièrement lors des périodes de forte activité exportatrice. Lorsque les rafales dépassent les seuils de sécurité, certaines opérations de manutention doivent être suspendues, avec des conséquences sur les mouvements de navires, la gestion des conteneurs et l’évacuation des marchandises.

Dans son programme d’investissement à court terme pour la période 2026-2031, le TNPA prévoit plusieurs mesures destinées à réduire cette exposition. Elles comprennent notamment l’acquisition de grues conçues pour fonctionner dans des conditions venteuses ainsi qu’une étude de faisabilité portant sur des protections physiques contre le vent autour des zones d’exploitation.

Selon le Council for Scientific and Industrial Research (CSIR), les perturbations liées aux vents extrêmes ont entraîné en moyenne environ 1 200 heures d’exploitation perdues par an au port du Cap au cours des dernières années.

La prévision comme outil de planification

Le TNPA mise également sur les technologies de prévision pour mieux anticiper les périodes durant lesquelles les opérations portuaires risquent d’être limitées.

En partenariat avec le CSIR, l’autorité travaille sur PortOps, une plateforme d’aide à la décision destinée au terminal à conteneurs du port du Cap. L’outil combine les données environnementales, les prévisions météorologiques et les informations opérationnelles afin d’identifier les périodes présentant un risque de restriction lié au vent.

PortOps doit fournir des prévisions allant de 10 minutes à cinq jours. Lors de sa phase pilote, menée entre septembre 2025 et janvier 2026, la plateforme aurait atteint jusqu’à 85 % de précision dans la prévision de l’opérabilité.

Un enjeu pour les chaînes d’exportation

La réduction des arrêts liés au vent vise directement la continuité des opérations portuaires. Une meilleure anticipation peut permettre aux terminaux d’ajuster leurs programmes de manutention et aux opérateurs logistiques de mieux planifier les mouvements de marchandises.

L’enjeu est particulièrement important pour les exportations de produits agricoles et frais. Des interruptions prolongées peuvent perturber les programmes d’expédition, retarder les navires et accroître la congestion des conteneurs.

Les effets peuvent également se répercuter sur le transport terrestre, la disponibilité des équipements et la gestion des stocks en amont du port.

PortOps pourrait être étendu à d’autres ports

Le dispositif développé avec le CSIR pourrait, à terme, dépasser le seul port du Cap. Le potentiel d’extension concerne d’autres ports sud-africains, différents types de marchandises et certains systèmes logistiques nationaux.

Pour l’instant, les protections physiques contre le vent restent au stade de l’étude de faisabilité. L’utilisation d’outils de prévision constitue en revanche une piste opérationnelle déjà engagée pour mieux gérer les interruptions liées aux conditions météorologiques.