ZLECAf : le Congo prépare ses entreprises à la montée du commerce intra-africain

Commerce & ZLECAf : au Congo-Brazzaville, les autorités veulent renforcer la capacité des entreprises à profiter de l’ouverture progressive du marché africain. La priorité porte sur la production, les normes, les chaînes d’approvisionnement et les infrastructures logistiques reliant le pays aux marchés régionaux.

Commerce intra-africain : le Congo mise sur les infrastructures et la compétitivité

Le 14 août 2026, à Brazzaville, les enjeux liés à la ZLECAf ont été remis au centre de la stratégie commerciale congolaise. Le pays veut utiliser ses plateformes logistiques et ses corridors pour renforcer son rôle de pays de transit et faciliter les échanges avec les marchés voisins.

L’enjeu ne se limite toutefois pas aux infrastructures. Les entreprises congolaises devront disposer d’une capacité de production suffisante, respecter les normes applicables aux marchés africains et maîtriser leurs chaînes d’approvisionnement pour pouvoir exporter de manière régulière.

Les autorités identifient notamment le renforcement des capacités productives, l’amélioration de la qualité, l’accès aux certifications internationales et la maîtrise des coûts et des flux logistiques comme des conditions d’accès au marché continental.

Le développement des zones économiques spéciales orientées vers l’export africain constitue également un axe de cette stratégie. Le pays souhaite accroître la production destinée aux marchés régionaux et promouvoir les produits fabriqués localement.

ZLECAf et logistique : un enjeu de flux pour le Congo

Pour un pays de transit comme le Congo, la performance du commerce intra-africain dépend directement de la connexion entre les zones de production, les plateformes logistiques, les corridors et les marchés de destination.

Des infrastructures disponibles ne suffisent pas si les entreprises ne peuvent pas produire en volume, respecter les délais, obtenir les certifications nécessaires ou maîtriser leurs coûts de transport et d’approvisionnement.

Le positionnement du Congo sur les corridors régionaux peut donc devenir un avantage opérationnel, à condition d’améliorer simultanément la capacité industrielle et la fluidité des chaînes logistiques.

Pourquoi c’est important

  • Accès au marché : la ZLECAf ouvre aux entreprises congolaises un espace commercial continental de plus d’un milliard de consommateurs.
  • Performance logistique : la maîtrise des approvisionnements, du transport et des délais sera déterminante pour rester compétitif face aux fournisseurs d’autres pays africains.
  • Rôle de transit : les plateformes et corridors congolais peuvent soutenir les flux de marchandises entre le pays et les marchés voisins.

Le Congo renforce sa position dans la ZLECAf

Le Congo a été désigné deuxième vice-président du bureau du Conseil des ministres de la ZLECAf lors de la 18e réunion du Conseil des ministres organisée en marge de la conférence régionale HerAfCFTA 2026 à Abuja, au Nigeria.

Cette responsabilité intervient alors que les États africains cherchent à passer du cadre juridique de la ZLECAf à une augmentation concrète des échanges intra-africains.

Le Congo a signé l’accord portant création de la ZLECAf à Kigali le 21 mars 2018 et l’a ratifié le 27 décembre 2018. L’accord a ensuite été promulgué dans le pays le 7 février 2019.

Une échéance qui concerne toute la chaîne logistique régionale

À l’échelle africaine, la réussite de la ZLECAf dépendra autant des règles commerciales que de la capacité à déplacer les marchandises à coût et délai maîtrisés. Pour le Congo, le développement des corridors, des plateformes logistiques et des capacités productives devra donc avancer ensemble.

 le Congo cherche à transformer sa position géographique et ses infrastructures en avantage commercial. La préparation des entreprises, la maîtrise des chaînes d’approvisionnement et la performance des corridors seront déterminantes pour tirer parti du commerce intra-africain et de la ZLECAf.