Afreximbank procède à la pose la première pierre d’un AATC historique et ultramoderne à la Barbade, le premier en dehors de l’Afrique

La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank), principale institution financière multilatérale d’Afrique, est entrée dans l’histoire aujourd’hui en posant la première pierre de son tout premier centre africain du commerce ultramoderne (AATC) dans les Caraïbes, marquant ainsi un tournant dans les relations commerciales entre l’Afrique et la région du CARICOM.

L’AATC de la Barbade, d’une valeur de 180 millions de dollars US, le premier à être mettre en place en dehors de l’Afrique, se présente comme un véritable symbole commercial qui incarne l’ambition, la résilience et l’influence des principales villes commerciales d’Afrique et des Caraïbes, qui servent de points de convergence dynamiques pour le commerce et favorisent les connexions commerciales régionales et mondiales. Le Centre devrait renforcer le commerce intra et extra-africain, en mettant l’accent sur les pays du Sud grâce à l’initiative Global Africa d’Afreximbank.

Pour faciliter la construction de son emblématique AATC à Bridgetown, la capitale, le gouvernement de la Barbade a accordé un terrain de 6,4 acres de terres à Afreximbank, à Jemmotts Lane, ancien siège du Ministère de la Santé. Une fois terminé, le complexe commercial abritera le bureau de la CARICOM d’Afreximbank, un centre de conférence, un incubateur de technologies et de PME, un portail de commerce numérique, un hôtel 100 de chambres, un centre de commerce et d’exposition ainsi que des bureaux pour les organisations financières et politiques locales, régionales et internationales. Cet événement historique marque le début officiel de la construction de ce projet et constitue une étape importante dans le cheminement de la Barbade et de la CARICOM vers le progrès économique et l’intégration régionale.

Afreximbank a lancé le concept AATC suite à une décision de son Conseil d’administration de 2018 de créer des pôles de facilitation du commerce dans les capitales commerciales clés de l’Afrique. Ces pôles fourniront des informations commerciales intégrées, des services, des services financiers et des installations auxiliaires. Neuf grandes villes commerciales ont par la suite été sélectionnées pour accueillir le réseau d’AATC en Afrique et dans les Caraïbes. Ces villes sont Abuja (Nigeria), Harare (Zimbabwe), Kampala (Ouganda), Le Caire (Égypte), Abidjan (Côte d’Ivoire), Yaoundé (Cameroun), Brimdgetown (Barbade), Kigali (Rwanda) et Tunis (Tunisie). Elles permettront de relier les acheteurs, les vendeurs, les fournisseurs, les prestataires de services, les entreprises, les gouvernements, les chambres de commerce, les institutions financières, les organisations de développement économique et l’ensemble de la communauté africaine et mondiale du commerce et de l’investissement.

L’honorable Mia Amor Mottley, Première ministre de la Barbade et Présidente de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), a prononcé le discours d’ouverture de l’événement et a souligné l’importance historique du site où se trouvait le premier hôpital de la Barbade, ouvert en 1844 pour veiller à la santé des esclaves émancipés.

« Mon gouvernement est fier de pouvoir faire entrer au panthéon des institutions financières de ce pays Afreximbank, non pas simplement comme une entité qui loue un bâtiment à quelqu’un pour y installer un bureau, mais comme une institution prête à s’enraciner et à poser des fondations dans ce pays – le premier AATC en dehors de l’Afrique, tout comme la Barbade a été la première plaque tournante (pour les esclaves) en dehors du continent africain, et ce faisant, nous envoyons le signal que nous avons l’intention de reconquérir notre Destinée atlantique ».

Elle a ajouté : « Professeur Oramah, je vous demande d’accepter, au nom d’Afreximbank, cette offre claire du gouvernement de la Barbade de mettre à disposition ce geste de plus de deux hectares de terrain pour s’assurer que l’investissement apportera des emplois ainsi que des opportunités de change et d’investissement à la population et à la région de la Barbade ».

Lors de l’inauguration, le Professeur Benedict Oramah, Président d’Afreximbank et du Conseil d’administration de la Banque, a remercié l’honorable Mia Mottley, son gouvernement et son peuple pour l’accueil chaleureux réservé à sa délégation et pour avoir joué un rôle de premier plan dans la réunification de l’Afrique mondiale en accueillant l’AATC de la Barbade, qui servira également de bureau régional d’Afreximbank pour la région CARICOM.

Le Professeur Oramah a déclaré : « L’AATC de la Barbade servira de porte d’entrée pour le commerce et les investissements afro-caribéens, créant des opportunités pour faire des affaires avec les Caraïbes et pour les Caribéens faisant des affaires en Afrique ».

Il s’est dit convaincu que le projet aura un impact économique, communautaire et social positif tangible pour la Barbade et la région des Caraïbes en renforçant le commerce et en promouvant le développement durable. Le Professeur Oramah a assuré à la Première ministre et aux autres dirigeants présents qu’Afreximbank restait déterminée à soutenir la croissance économique et la prospérité de l’Afrique et des Caraïbes en attirant les investissements, en éliminant les obstacles au commerce et en redéfinissant la vision du monde des affaires dans la région.

L’événement a également été marqué par la remise officielle du terrain dédié au projet par le gouvernement de la Barbade à Afreximbank. La construction du complexe devrait prendre environ 30 mois et générer quelque 1 000 emplois directs et indirects au cours de cette phase. En outre, environ 50 PME bénéficieront d’opportunités commerciales en tant que sous-traitants et fournisseurs de matériaux de construction, de main-d’œuvre et d’autres services. Une fois terminée, l’établissement créera 300 emplois permanents, contribuant ainsi de manière significative à l’emploi. L’installation abritera un hôtel, qui viendra renforcer l’offre de chambres d’hôtel à la Barbade, ce qui est essentiel pour la promotion du tourisme. Elle abritera également le bureau de la Banque ainsi que des espaces de bureaux à louer, qui devraient être occupés par des entreprises des Caraïbes ainsi que par des banques et des entreprises africaines qui commencent déjà à faire des affaires dans la CARICOM.

Afreximbank a étendu ses lignes de crédit à la CARICOM à hauteur de 2,5 milliards de dollars US, dans le but de soutenir le développement de la région, en particulier dans le contexte des nouvelles découvertes de pétrole de la Guyane et du Suriname, qui devraient avoir un impact sur l’ensemble de la région une fois qu’elles seront pleinement commercialisées. En 2024, la Banque a fourni à la Barbade 25 millions de dollars US pour la rénovation de son complexe sportif dans le cadre de la Coupe du monde de cricket, et des contrats d’une valeur de 500 millions de dollars US sont actuellement en cours d’élaboration.

Pour sa part, Dickon Amiss Thomas Mitchell, Premier ministre de la Grenade, a souligné que la région a déjà tiré d’immenses bénéfices du choix de la Banque de s’implanter sur les côtes des Caraïbes,

Le PM Mitchell a ajouté : « La Grenade suivra la Barbade, la Guyane et les Bahamas, en accueillant les 28 et 29 juillet le Forum d’Afreximbank sur le commerce et l’investissement à la Grenade. Et nous le ferons en étant conscients des opportunités économiques, du commerce, de l’investissement, du financement, de la circulation de nos personnes, de nos biens et de nos services entre le continent africain et les Caraïbes ».

Dr. Carla Barnett, Secrétaire générale de la CARICOM, les membres du Conseil d’administration d’Afreximbank, le premier vice-président exécutif et les vice-présidents de la Banque, ainsi que plusieurs autres personnalités locales et régionales et chefs d’entreprise ont également participé à la cérémonie de pose de la première pierre.

RDC-Banque mondiale : un partenariat décennal pour moderniser les transports et dynamiser le commerce extérieur 12 octobre 2026redaction  La République démocratique du Congo et la  Banque mondiale préparent un nouveau Cadre de partenariat pays couvrant la période 2027-2036. Au cœur de cette coopération : la modernisation des infrastructures de transport, l’amélioration de la connectivité et la facilitation des échanges commerciaux, notamment dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Cartesdu monde   La République démocratique du Congo entend faire de son réseau de transport un levier stratégique de développement économique et d’intégration régionale. C’est dans cette perspective qu’un atelier de dialogue réunissant les secteurs des Transports et du  Commerce extérieur s’est tenu ce lundi 12 octobre 2026 à Kinshasa, dans le cadre de la préparation du prochain Cadre de partenariat pays de la Banque mondiale pour la période 2027-2036.   ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Luna Avec un réseau comprenant 58 127 kilomètres de routes nationales, 85 000 kilomètres de routes de desserte agricole, 13 028,46 kilomètres de voiries urbaines et 5 033 kilomètres de voies ferrées, la RDC dispose d’un important potentiel de connectivité. À ces infrastructures s’ajoutent des voies navigables, des ports maritimes, lacustres et fluviaux, ainsi que des aéroports, aérodromes et pistes d’aviation. Cartesdu monde   L’enjeu consiste désormais à moderniser ces infrastructures et les postes frontaliers afin de faciliter la circulation des personnes et des marchandises, de renforcer les échanges commerciaux et de positionner le pays comme un acteur majeur de l’intégration économique africaine.  Prenant la parole lors de cet atelier, le directeur des opérations de la Banque mondiale en RDC, Albert Zeufack, a annoncé une nouvelle orientation dans l’accompagnement de l’institution financière internationale. Celle-ci entend privilégier des interventions de plus grande envergure, articulées autour de programmes structurants. Projetsmondiaux   « Nous allons passer des projets aux programmes structurants. Cette approche devrait notamment s’appuyer sur les corridors d’Inga, de Lobito et de la paix, considérés comme des axes importants pour améliorer la connectivité et soutenir les échanges économiques« , a-t-il déclaré, selon les propos rapportés lors de la rencontre.  À travers cette orientation, la Banque mondiale entend inscrire son appui dans une perspective de long terme, en cohérence avec les priorités de développement de la RDC pour la prochaine décennie. Projetsmondiaux  Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a insisté sur la nécessité d’accompagner ce partenariat d’une feuille de route claire, comportant des indicateurs précis pour mesurer les progrès réalisés et assurer la concrétisation des objectifs fixés sur dix ans.  Pour le ministre : « La modernisation des infrastructures doit se traduire par des résultats tangibles sur le terrain, notamment en matière de fluidité du commerce transfrontalier et de réduction des contraintes logistiques« .  Il a notamment mis en avant le modèle des postes frontaliers à arrêt unique, qui permet de regrouper les contrôles des pays voisins en un même lieu afin de simplifier les formalités et de réduire les délais de passage des marchandises.  Cette approche avait également été recommandée par le président zambien lors de la deuxième réunion de coordination de haut niveau sur le corridor de Lobito, organisée à Lusaka.  La mise en place de mécanismes frontaliers plus efficaces constitue ainsi un enjeu important pour renforcer les échanges entre la RDC et ses partenaires régionaux, mais aussi pour soutenir la mise en œuvre effective de la ZLECAf.  De son côté, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Luna, a salué l’accompagnement de la Banque mondiale dans les efforts visant à améliorer la connectivité de la RDC.  « Cette coopération représente un levier pour renforcer les infrastructures de transport, désenclaver les zones de production et faciliter l’accès des populations aux marchés. Elle pourrait également contribuer à améliorer l’acheminement des produits agricoles et industriels vers les centres de consommation et les corridors commerciaux régionaux », a indiqué Jon Banza. Concevoirville  Les échanges de cet atelier ont également été marqués par les présentations des experts du gouvernement congolais et de la  Banque mondiale, appelés à contribuer à la définition des priorités du futur cadre de partenariat.  À travers ce processus de concertation, la RDC et la Banque mondiale entendent identifier les investissements et les réformes susceptibles de soutenir la transformation du secteur des transports et de renforcer la compétitivité du  commerce extérieur congolais sur la période 2027-2036.

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