Nigeria : le gouvernement fait des infrastructures de transport une priorité pour réduire les coûts logistiques
Le gouvernement nigérian donne la priorité aux investissements dans les autoroutes, les corridors ferroviaires, les ports, la mobilité propre et les infrastructures logistiques afin d’améliorer la connectivité et de réduire le coût du transport des personnes et des marchandises à travers le pays, a déclaré le vice-président Kashim Shettima.
S’exprimant à Abuja le 7 septembre, Kashim Shettima a indiqué que les infrastructures de transport restent au cœur des priorités de l’administration du président Bola Tinubu, la connectivité étant considérée comme un enjeu économique majeur.
Les infrastructures de transport au cœur de la connectivité
Le gouvernement entend investir dans des infrastructures capables d’améliorer l’efficacité des opérations de transport et de réduire les coûts de déplacement pour les opérateurs.
Cette stratégie couvre plusieurs modes de transport, notamment le réseau routier, les corridors ferroviaires, les ports et les infrastructures logistiques. Elle traduit une volonté de renforcer les connexions entre les différents maillons du système de transport nigérian.
Pour les opérateurs de fret, l’amélioration de la connectivité peut avoir un impact direct sur les délais de transit, les coûts d’exploitation des véhicules et la fiabilité des acheminements entre les zones de production, les centres de distribution, les ports et les marchés.
Réduire le coût du transport des marchandises
Le vaste marché intérieur nigérian dépend fortement du transport routier pour l’acheminement des marchandises. Le rail et les infrastructures maritimes constituent, de leur côté, des alternatives pour les longues distances et le transport de volumes importants.
La priorité accordée aux infrastructures vise ainsi à réduire les coûts et les contraintes opérationnelles qui pèsent sur le transport des marchandises à travers le pays.
L’amélioration des corridors routiers et ferroviaires pourrait également renforcer les connexions avec les ports et les principaux pôles logistiques du Nigeria, facilitant les échanges entre les marchés intérieurs et les portes d’entrée du commerce international.
Une approche multimodale
La priorité donnée aux autoroutes, aux corridors ferroviaires, aux ports, à la mobilité propre et aux infrastructures logistiques traduit une approche qui dépasse les projets pris individuellement.
Pour le secteur de la supply chain, l’efficacité de ces investissements dépendra notamment de la capacité à connecter les différents modes de transport et à transformer les améliorations d’infrastructures en flux de marchandises plus réguliers.
Une meilleure intégration entre route, rail, transport maritime et plateformes logistiques pourrait permettre aux opérateurs d’optimiser leurs itinéraires et de réduire la pression exercée sur certains corridors.
Les transporteurs au cœur du dispositif
Kashim Shettima s’exprimait à l’occasion de l’inauguration du Comité national de travail de la National Structure of Transporters for Tinubu/Shettima 2027 à Abuja.
Le vice-président a également souligné le rôle des travailleurs du secteur des transports dans la connexion des communautés et l’acheminement des personnes et des marchandises à travers le pays.
Pour les acteurs de la logistique, le principal enjeu sera désormais de mesurer la vitesse à laquelle les engagements en matière d’infrastructures se traduiront par des améliorations opérationnelles, notamment sur les principaux corridors de fret et autour des ports et pôles logistiques.
La stratégie nigériane en matière d’infrastructures reste ainsi directement liée aux performances de sa chaîne logistique : amélioration de la connectivité, baisse des coûts de transport et fiabilisation des flux de marchandises constituent les principaux leviers pour renforcer l’efficacité du commerce intérieur et international.

