Burkina Faso : le Conseil Burkinabè des Chargeurs renforce la sensibilisation à la réglementation du transport routier sur les corridors régionaux

Le Conseil Burkinabè des Chargeurs (CBC) poursuit sa campagne nationale de sensibilisation sur la réglementation du transport routier inter-États de marchandises. Après Dakola et Cinkansé, une nouvelle étape s’est tenue à Bobo-Dioulasso afin de promouvoir une meilleure application des règles qui encadrent les échanges sur les principaux corridors desservant le Burkina Faso.

Une campagne pour améliorer la gouvernance du transport routier

Le 30 juillet 2026, le Conseil Burkinabè des Chargeurs (CBC) a réuni à Bobo-Dioulasso les principaux acteurs de la chaîne logistique – chargeurs, transporteurs, conducteurs routiers, administrations, forces de contrôle et organisations professionnelles – autour d’une séance de sensibilisation consacrée à la réglementation du transport routier inter-États de marchandises.

Cette initiative s’inscrit dans une campagne nationale visant à renforcer le respect des textes communautaires et nationaux qui encadrent les flux de marchandises sur les corridors reliant le Burkina Faso à ses ports maritimes et à ses partenaires régionaux.

Placée sous le thème « Importance du respect de la réglementation du transport inter-États : rôle des acteurs », la rencontre a mis en avant la nécessité d’une meilleure coordination entre les différents intervenants afin d’améliorer la fluidité des échanges et la performance de la logistique en Afrique de l’Ouest.

La conformité réglementaire comme facteur de compétitivité

Au cours des travaux, la Directrice générale du CBC, Denise Bado Bouda, a rappelé que le respect de la réglementation constitue un levier essentiel pour améliorer la performance de la chaîne logistique nationale.

Selon elle, une meilleure connaissance des obligations réglementaires par les transporteurs, les chargeurs et les conducteurs contribue à réduire les dysfonctionnements sur les corridors, à limiter les litiges et à renforcer la sécurité des opérations de transport.

Les autorités régionales ont également souligné que l’application effective des règles participe à la préservation des infrastructures routières, à la sécurité des usagers et à une circulation plus fluide des marchandises sur les axes stratégiques du pays.

Des échanges centrés sur les bonnes pratiques du transport de marchandises

Les participants ont suivi plusieurs présentations techniques animées par des experts du CBC, de la Direction générale des Transports terrestres et maritimes (DGTTM) et de l’Office national de la sécurité routière (ONASER).

Les discussions ont porté notamment sur :

  • les procédures de contrôle routier ;
  • la gestion du fret et les responsabilités des différents intervenants ;
  • le respect des limites de charges à l’essieu ;
  • les formalités administratives applicables au transport international ;
  • les permis de conduire et les documents d’immatriculation ;
  • les bonnes pratiques visant à renforcer la sécurité et l’efficacité du transport routier.

Ces thématiques répondent à des enjeux majeurs pour les opérateurs qui utilisent quotidiennement les corridors reliant le Burkina Faso aux ports de la sous-région.

Une priorité pour la fluidité des corridors commerciaux

Pays enclavé, le Burkina Faso dépend fortement du transport routier en Afrique pour ses importations et ses exportations. La performance des corridors logistiques repose non seulement sur la qualité des infrastructures, mais également sur l’application harmonisée des réglementations communautaires, la réduction des contrôles non conformes et le respect des normes de transport.

En renforçant les capacités des acteurs publics et privés, le CBC entend contribuer à une meilleure gouvernance des flux de marchandises, à la réduction des coûts logistiques et à l’amélioration de la compétitivité des entreprises burkinabè dans le contexte de l’intégration régionale et de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Pourquoi c’est important

Le respect des règles qui encadrent le transport routier inter-États constitue un facteur déterminant pour améliorer la compétitivité des chaînes logistiques en Afrique de l’Ouest.

Pour le Burkina Faso, une meilleure application des réglementations communautaires peut permettre de réduire les délais de transit, de limiter les coûts liés aux contrôles et aux surcharges, de préserver les infrastructures routières et de renforcer la fiabilité des corridors desservant les ports du Golfe de Guinée. Ces éléments sont essentiels pour soutenir le commerce régional et améliorer l’attractivité logistique du pays.