Maquette du futur port fluvial de Mongoumba, à gauche, et pose de la première pierre par le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, à droite.
Le projet de développement du corridor de transport multimodal Pointe-Noire-Brazzaville-Bangui-N’Djamena (CD13), en République centrafricaine, est entré dans une nouvelle phase de mise en œuvre le 10 décembre 2025, avec la pose de la première pierre des travaux de construction du port fluvial de Mongoumba, au sud du pays.
La cérémonie, présidée par Faustin-Archange Touadéra, président de la République centrafricaine, a réuni de nombreuses personnalités. Parmi elles, figuraient le Premier ministre Félix Moloua ainsi que le responsable pays par intérim de la Banque africaine de développement, Boye Kissagne. Plusieurs ministres, les partenaires techniques et financiers, les autorités locales et une population venue en nombre, ont également assisté à l’événement.
« En posant cette pierre, je réaffirme ma ferme volonté de bâtir une Centrafrique moderne, qui mise sur ses atouts géographiques, hydrauliques et humains pour se hisser au rang des nations émergentes. Ce moment marque un tournant décisif dans notre politique d’ouverture, de connectivité et de dynamisation des échanges économiques dans notre sous-région d’Afrique centrale », a déclaré le chef de l’État dans son discours d’ouverture. Et d’ajouter : « Nous posons plus qu’une simple pierre : nous posons les fondations d’un futur porteur de croissance, d’espoir et d’opportunités pour la République centrafricaine ».
Le futur port de Mongoumba constitue un maillon stratégique du transport fluvial entre la République centrafricaine et la République du Congo. Il doit renforcer la connectivité régionale, réduire les délais d’approvisionnement et l’inflation, améliorer l’attractivité pour le secteur privé et faciliter la gestion des flux entre transport fluvial et routier. Cette infrastructure créera aussi des emplois et de nouvelles opportunités dans la logistique et les services financiers.
Le Groupe de la Banque africaine de développement, à travers ses guichets concessionnels du Fonds africain de développement et de la Facilité d’appui à la transition a mobilisé pour le projet un don de 282 millions de dollars américains, renforçant ainsi sa qualité de chef de file du Programme de développement des infrastructures en Afrique.
« Aujourd’hui, nous ne lançons pas simplement les travaux d’une infrastructure, mais nous ouvrons une porte vers un avenir résolument tourné vers la prospérité, une prospérité partagée. Le port de Mongoumba est un symbole. Il raconte une histoire : celle d’un peuple résilient, courageux, déterminé à avancer malgré les obstacles., a déclaré M. Kissagne.
La construction du port est confiée au Groupement Italo-égyptien Selip-Rowad, sous la supervision du groupement SCET Tunisie / Lege Engineering, pour une durée de 24 mois.
Partenaire stratégique de la Centrafrique, le Groupe de la Banque africaine de développement finance actuellement 20 projets dans le pays pour un total de 583 millions de dollars américains, principalement dans les transports (51 %), l’eau et l’assainissement (21 %), l’agriculture (12 %) et autres secteurs comme l’énergie, le social, la gouvernance et la finance (16 %).

