Planifier le changement : la voie de l’Ouganda vers un avenir juste et durable dans le domaine des transports
Alors que l’Ouganda planifie une transformation économique à long terme, tout changement majeur, tel que la modernisation ou l’écologisation de ses systèmes de transport, doit être géré de manière à protéger les moyens de subsistance et à accroître les opportunités.
Le Cadre de transition juste en Ouganda (2025) constitue le plan directeur national pour y parvenir, décrivant comment le gouvernement, les communautés et les partenaires au développement peuvent veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte à mesure que les changements structurels s’opèrent. L’élaboration de ce cadre a été menée par la National Planning Authority (NPA) de l’Ouganda, avec le soutien technique et financier des Fonds d’investissement climatiques (FIC) et de la Banque africaine de développement.
Une récente étude sur le secteur des transports, conduite par la Banque avec le soutien des FIC et en partenariat avec le ministère ougandais des Travaux publics et des Transports, offre un exemple concret du fonctionnement du cadre de transition juste dans la pratique. Bien qu’elle ne prouve pas encore que l’Ouganda soit prête à procéder à une transition formelle de ses systèmes de transport, l’étude montre le type d’analyse nécessaire pour envisager des réformes à l’échelle du secteur.
Elle a évalué les impacts potentiels de l’introduction de solutions de mobilité plus propres, telles que les motos-taxis et les minibus électriques, sur l’emploi, les revenus, l’égalité des genres et le bien-être de la communauté. Dans le cadre de la transition juste, toute évolution des transports devrait commencer par une analyse des risques en matière de bien-être social : comment les chauffeurs, les mécaniciens, les opérateurs informels ou les usagers à faibles revenus pourraient-ils être affectés ? Les nouvelles technologies augmenteraient-elles ou réduiraient-elles les coûts pour les ménages ?
En fonction des risques identifiés, les planificateurs doivent ensuite mener une analyse complémentaire approfondie, cartographiant les groupes les plus vulnérables : les commerçantes, les jeunes chauffeurs, les travailleurs du secteur informel, les petits ateliers de réparation ou les pôles de transport régionaux. Ils doivent également évaluer la manière dont les changements dans les systèmes de mobilité pourraient modifier l’accès aux services essentiels, affecter l’aménagement du territoire ou influer sur les recettes des collectivités locales.
Ce cadre exige un large engagement des parties prenantes, afin de s’assurer que ceux qui dépendent de l’économie des transports actuelle soient consultés pour aider à définir les priorités, à identifier les risques et à coconcevoir des mesures d’atténuation. Cela comprend la prise en compte des différentes réalités régionales et de l’impact du genre dans les activités de transport.
Sur la base de cette analyse, le gouvernement élaborera ensuite des stratégies de soutien ciblées, telles que la formation qualifiante des travailleurs en vue de leur adaptation aux nouvelles technologies, l’accès au crédit pour les petits opérateurs, des mesures explicites visant à élargir les opportunités offertes aux femmes et des mesures de protection pour les communautés touchées par les nouvelles infrastructures. Toutes ces stratégies doivent être financées, réalistes et alignées sur les objectifs de développement nationaux.
Enfin, toutes les mesures approuvées doivent être consolidées dans un plan d’action pour une transition juste, qui sera intégré aux processus nationaux de planification et de budgétisation de l’Ouganda, afin de garantir la durabilité, la responsabilité et un suivi à long terme.
La collaboration qui sous-tend à la fois le cadre et l’étude sur les transports reflète le partenariat solide et de longue date entre les FIC et le Groupe de la Banque africaine de développement : deux institutions qui travaillent de concert dans toute l’Afrique pour soutenir un développement équitable et respectueux du climat, s’appuyant sur l’historique de l’engagement profond du Groupe de la Banque en Ouganda, où il finance des programmes d’infrastructure, d’énergie et de développement social.
Le partenariat qui en résulte offre un soutien qui permettra à l’Ouganda de se préparer à de futures transitions sectorielles, notamment dans le domaine des transports, en se focalisant sur des résultats inclusifs, fondés sur des données probantes et ancrés dans l’équité sociale.
- Cliquez ici pour lire l’étude.
- Vous trouverez le Cadre de transition juste de l’Ouganda sur le site internet du NPA ici.
- Pour en savoir plus sur les FIC, cliquez ici.
- Pour en apprendre davantage sur l’initiative Just Transition de la Banque africaine de développement, cliquez ici.
Source: BAD

