RDC : le Port Sec de Kasumbalesa vise un démarrage des travaux en janvier 2027

Le secteur Ports & maritime en RDC se prépare à une nouvelle étape avec le projet de Port Sec de Kasumbalesa, destiné à réduire la congestion sur l’un des principaux points d’entrée et de sortie du commerce congolais. Yellowstone Consortium et l’OGEFREM prévoient le lancement des travaux en janvier 2027, sous réserve de la levée des conditions préalables.
Port Sec de Kasumbalesa : un calendrier de travaux fixé à janvier 2027
Le secteur Ports & maritime en RDC franchit une nouvelle étape dans le développement du Port Sec de Kasumbalesa. Réunis le 13 août 2026 à Cape Town, les responsables de Yellowstone Consortium et de l’Office de Gestion du Fret Multimodal (OGEFREM) ont convenu d’accélérer les travaux préparatoires du projet.
Les deux parties doivent désormais établir un chronogramme détaillé. L’objectif annoncé est de démarrer les travaux en janvier 2027, à condition que l’ensemble des prérequis administratifs, techniques et opérationnels soient levés.
Une nouvelle séquence de discussions est prévue à Kinshasa durant la semaine du 24 août. Une équipe de Yellowstone doit y poursuivre les échanges avec l’OGEFREM afin de finaliser plusieurs éléments liés à la mise en œuvre du projet.
Un projet logistique face à la congestion de Kasumbalesa
Le projet intervient dans un contexte de forte pression sur le corridor Kasumbalesa, principal axe terrestre reliant la RDC à la Zambie et, au-delà, aux marchés de la SADC, du COMESA et de l’Afrique de l’Est.
La frontière de Kasumbalesa est régulièrement confrontée à des files de plusieurs centaines de camions-remorques. Cette congestion affecte directement les temps de transit, la rotation des véhicules, les coûts de transport et la prévisibilité des chaînes d’approvisionnement.
Le Port Sec de Kasumbalesa doit notamment permettre de déplacer certaines opérations logistiques hors de la zone frontalière immédiate. L’enjeu est de mieux organiser les flux de marchandises, les opérations douanières et les activités liées au fret.
Selon les données communiquées par les parties au projet, plus de 60 % du trafic commercial de la RDC en provenance ou à destination de la SADC, du COMESA et de l’Afrique de l’Est transite par ce corridor.
Pourquoi c’est important
• Réduction de la congestion : un dispositif logistique structuré peut limiter l’accumulation des poids lourds à la frontière.
• Maîtrise des coûts : la diminution des temps d’attente peut améliorer la rotation des camions et réduire les coûts liés à l’immobilisation du matériel.
• Fluidité du commerce régional : Kasumbalesa constitue un point de passage stratégique pour les échanges entre la RDC, la Zambie et plusieurs marchés d’Afrique australe et orientale.
Perspective régionale
Le développement du Port Sec de Kasumbalesa s’inscrit dans une problématique plus large de performance des corridors africains. La capacité à séparer les opérations frontalières, douanières, de stockage et de transit devient un levier important pour réduire les ruptures de charge et améliorer la fluidité du commerce régional.
Pour la RDC, l’enjeu dépasse donc la seule frontière avec la Zambie. La performance de Kasumbalesa conditionne une partie de l’accès du pays aux chaînes d’approvisionnement régionales.
Avec un démarrage des travaux visé pour janvier 2027, le Port Sec de Kasumbalesa entre dans une phase opérationnelle décisive. Sa capacité à réduire la congestion et à améliorer les flux sur le corridor dépendra désormais de la finalisation du calendrier, des conditions préalables et de l’exécution effective du projet.

