Transport routier au Bénin : fin de la sensibilisation, tolérance zéro contre les surcharges
Le gouvernement béninois enclenche une phase de répression systématique contre les surcharges camions au Bénin et la circulation des véhicules hors gabarit. Après une phase de sensibilisation en 2025, les forces de sécurité sont désormais instruites pour appliquer strictement les sanctions prévues par la réglementation.
Application intégrale du décret sur les charges à l’essieu
Dans un communiqué conjoint, le Ministre du Cadre de Vie et des Transports chargé du Développement Durable et le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique rappellent que les pratiques de surcharge et les camions hors gabarit sont strictement interdites sur toute l’étendue du territoire national communique-mcvt-interdiction-pr….
La décision s’appuie sur le décret n°2011-713 du 21 octobre 2011 fixant les conditions de chargement des véhicules.
Conformément à l’article 12 :
- amendes financières
- mise en fourrière des véhicules en infraction
- poursuites judiciaires en cas de récidive
Les éléments de la Police républicaine sont désormais instruits pour procéder à la répression systématique de tout contrevenant, sans nouvelle phase de tolérance communique-mcvt-interdiction-pr….
Fin de la phase pédagogique : place aux contrôles renforcés
Entre juillet et octobre 2025, des campagnes de sensibilisation avaient été conduites par l’Agence nationale des Transports terrestres (ANaTT), en collaboration avec le Centre national de la Sécurité routière (CNSR) et la Direction générale de la Police républicaine communique-mcvt-interdiction-pr….
Malgré ces actions, les autorités constatent une recrudescence des infractions.
Le changement de posture est clair : passage d’une logique de prévention à une logique de sanction immédiate.
Impact opérationnel pour les transporteurs et les corridors régionaux
La décision aura des effets directs sur l’exploitation :
- baisse des tonnages unitaires par camion
- augmentation possible du nombre de rotations
- réajustement des coûts de transport à court terme
Pour les opérateurs actifs sur les corridors vers le Niger, le Burkina Faso et le Nigeria, la conformité aux normes de charge devient non négociable.
À moyen terme, l’État vise :
- la réduction de la dégradation prématurée des routes
- la baisse des accidents liés à la surcharge
- la protection des investissements publics dans les infrastructures
Dans un contexte d’intensification des flux portuaires et régionaux, la maîtrise des charges à l’essieu devient un levier de durabilité budgétaire et logistique.
Pourquoi c’est important
- Préservation du réseau routier : les surcharges accélèrent l’usure des chaussées.
- Sécurité des usagers : les camions hors gabarit augmentent le risque d’accident.
- Compétitivité à long terme : un réseau dégradé renchérit durablement les coûts logistiques.
Perspective régionale : vers une application plus stricte en Afrique de l’Ouest ?
La surcharge reste un problème structurel sur plusieurs corridors ouest-africains, malgré les normes communautaires sur les charges à l’essieu.
Le durcissement au Bénin pourrait renforcer la crédibilité des contrôles et inciter à une meilleure harmonisation régionale pour éviter les distorsions de concurrence entre pays.
Avec la répression systématique des surcharges camions au Bénin, le gouvernement change d’échelle. Les transporteurs doivent adapter immédiatement leurs pratiques. L’enjeu dépasse la sanction : il s’agit de sécuriser durablement le réseau routier et de préserver la performance logistique nationale.

