Des recommandations pertinentes visant à accélerer le lancement de la phase d’éxécution de l’autoroute du Corridor Abidjan-Lagos

La 22ème réunion du Comité des experts du projet de développement de l’autoroute du corridor Abidjan-Lagos s’est achevée le jeudi 18 décembre 2025, à Lomé, au Togo, par une série de recommandations.

 

A l’issue de la rencontre, les directeurs du projet et les ingénieurs des Etats membres du corridor ont conclu que les rapports finaux sur la faisabilité, la conception et les options de financement constituent une base solide devant permettre au conseiller en transactions de passer à l’étape de l’affinement et de la mise en forme du projet de cette autoroute supranationale.

 

Ils ont aussi décidé que les commentaires et les conseils reçus des ministères de ces Etats lors des présentations bilatérales de haut niveau guideront la structuration détaillée, le lotissement, la mise en forme, l’appel d’offres et l’exécution du projet.

 

Les participants ont également convenu que les options de financement recommandées pour les sections respectives sont indicatives et seront affinées en étroite consultation avec les autorités compétentes de ces Etats.

 

La réunion a aussi formulé des recommandations à l’endroit des partenaires au développement, des Etats membres du corridor et de la Commission de la Cédéao.

 

Concernant cette dernière, il lui a été demandé de procéder le plus rapidement possible à la structuration du projet et à la finalisation des modèles financiers des travaux de construction de l’autoroute.

 

La Commission de la Cédéao devra aussi accélérer l’établissement de l’Autorité de gestion du corridor Abidjan-Lagos (ALCoMA), et la mise en œuvre des processus de recrutement afin de garantir l’effectif complet de cette structure chargée de construire, de gérer et d’exploiter l’autoroute pour le compte des Etats membres du corridor.

 

Les participants ont pris note de la révision de l’accord intergouvernemental qui sera soumis à la signature du Comité ministériel de pilotage du projet, et invité la Commission de la Cédéao à assurer le suivi, avec la Côte d’Ivoire, de la finalisation de l’accord de siège de l’ALCoMA.

 

Concernant les cinq Etats membres de l’autoroute du corridor Abidjan-Lagos que sont la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigeria, il leur est demandé de veiller, en coordination avec la Cédéao, à la mise en œuvre structurée des recommandations de la facilitation des échanges et du transport et des Initiatives de développement spatial, en vue de soutenir la construction de l’autoroute du corridor.

 

Ces Etats sont également appelés à préserver l’emprise du projet et à entamer le processus d’acquisition foncière.

 

En outre, les participants ont demandé à la Côte d’Ivoire de finaliser l’attribution du bâtiment devant abriter le siège social de l’ALCoMA.

 

S’agissant des partenaires au développement que sont la Banque africaine de développement (BAD), l’Union européenne (UE) et la Banque mondiale, ils sont appelés à travailler directement avec la Cédéao pour concevoir une approche de mise en œuvre unifiée, plutôt que de s’adresser individuellement aux Etats membres du corridor.

 

S’exprimant à la clôture de la rencontre, le président du Comité des experts, le directeur par intérim de la Planification des routes au ministère fédéral des Travaux publics du Nigeria, l‘ingénieur Ebere Izunobi, a exprimé sa gratitude aux participants pour leurs riches contributions et leur participation active aux travaux.

 

Il les a rassurés que les diverses recommandations issues de la rencontre seront soumises à l’attention du Comité ministériel de pilotage du projet de développement de l’autoroute du corridor Abidjan-Lagos.

 

Cette autoroute, faut-il l’indiquer, est un projet d’infrastructure routière majeur en Afrique de l’Ouest. Longue de 1 028 kilomètres, elle draine 75% des activités commerciales de l’Afrique de l’Ouest et relie la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigeria. D’un coût est estimé à environ 14,7 milliards de dollars américains, elle devrait être financée par un modèle mixte de financement public-privé.

 

La mise en oeuvre de cette autoroute marquera une étape importante dans le domaine de l’intégration sous-régionale ouest-africaine. La réalisation de cette infrastructure routière représentera un élément essentiel de la stratégie plus large de la Cédéao visant à faciliter la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace communautaire, à renforcer la coopération commerciale, à réduire les coûts de transport, à promouvoir le développement économique et à stimuler le commerce régional.